Quelle est la sécurité de la Costa del Sol ? Les chiffres le prouvent
Le taux d'homicides en Espagne est de 0,64 pour 100 000 habitants — bien inférieur aux États-Unis (5,0) et au Canada. Voici les données réelles sur la criminalité à la Costa del Sol.
La conversation revient à chaque table dans les restaurants de Fuengirola, Nueva Andalucía et de la Golden Mile de Marbella. Un acheteur potentiel de Toronto ou Houston visite pour un long week-end, tombe amoureux de la lumière, du rythme, de la gastronomie — et rentre chez lui pour googler « La Costa del Sol est-elle sûre ? » Il trouve des messages de forum, des avis aux voyageurs rédigés pour les touristes à Barcelone, et des anecdotes sur les gangs de Marbella. Il se sent confus. Il ne devrait pas l'être.
Les données racontent une histoire simple, et c'est une histoire que quiconque envisage sérieusement de s'y installer mérite de lire en intégralité.
L'Espagne vs. le monde : l'écart en matière d'homicides
Commençons par la mesure la plus grave. Le taux d'homicides en Espagne s'élève à environ 0,69 pour 100 000 habitants — nettement inférieur à la moyenne de l'UE de 1,0 et bien en dessous du taux américain. Le chiffre américain, pour contextualiser : le taux national de meurtres a baissé à 5,0 pour 100 000 habitants en 2024, égalant les niveaux d'avant la pandémie pour la première fois. Même après cette amélioration, le taux américain reste environ sept fois plus élevé que celui de l'Espagne. Les États-Unis connaissent toujours des niveaux élevés d'homicides par rapport à d'autres nations industrialisées.
Toronto — que de nombreux lecteurs canadiens utiliseront comme référence — est plus sûr que la plupart des villes nord-américaines, mais la comparaison favorise quand même l'Espagne. En 2024, Toronto a enregistré 86 homicides, donnant à la ville un taux d'homicides d'environ 3,1 pour 100 000 habitants. C'est plus de quatre fois le taux de l'Espagne. Et Toronto est, selon les normes nord-américaines, vraiment sûr.
La conclusion est inconfortable mais inévitable : la plupart des gens arrivant à la Costa del Sol d'Amérique du Nord s'installent dans un pays nettement moins violent que celui qu'ils ont quitté.
La place de l'Espagne dans le panorama européen
Avec une population d'environ 48 millions d'habitants, le taux global de criminalité en Espagne s'élève à 51,0 infractions pour 1 000 habitants — l'un des plus bas de l'Union européenne. Lorsqu'elle est comparée à des nations homologues dans un indice de criminalité participatif, l'indice de criminalité national moyen de l'Espagne est de seulement 35,8, la plaçant devant l'Italie (48,0), la France (55,4), le Portugal (40,0), et bien en dessous du Royaume-Uni (47,3) et de l'Allemagne (38,0).
Au sein de l'Espagne même, Málaga obtient un score de 31,2 sur l'indice de criminalité, se situant confortablement dans la fourchette basse — plus sûr que Barcelone, Madrid, et dramatiquement plus sûr que Paris (58,0), Lyon (58,6), ou Marseille (66,9). Pour les acheteurs qui se relocalisent depuis la France, la Belgique ou la Suisse, ce chiffre mérite qu'on s'y arrête un moment.
Selon l'Indice mondial de la paix 2024, l'Espagne se classe au 29e rang sur 163 pays à l'échelle mondiale. La violence armée ne fait pas, pour ainsi dire, partie de la vie quotidienne ici. La violence armée est pratiquement inexistante en Espagne — il n'y a pas de culture du port d'armes dissimulées.